Les Droits du piéton et les problèmes d'accessibilité, de facilité de circulation et de sécurité qu'il rencontre dans le Trégor en zones urbaines ou rurales (région de Lannion Côtes d'Armor)

17 juillet 2020

Quand des intentions louables deviennent des pièges redoutables

Si les marquages au sol et créations de zones 20 ou 30 partent de bonnes intentions pour améliorer la sécurité des piétons, ça peut vite se transformer en piège en cas d'incohérences comme sur ces photos prises dans des zones 20 dites "de partage" (voir ce qu'est une zone 20 ici) 

 Photo 1 : terrasse de restaurant et passage piétons

Photo 1 : l'ancienne piste pour piétons encore visible disparaît sous la terrasse du restaurant. Choquant ? Non, le classement de la rue en Zone 20 permet au restaurateur d'installer sa terrasse puisque les piétons ont tout loisir d'occuper TOUTE la zone, où ils sont PRIORITAIRES. Voilà pour la théorie.
Mais dans la pratique, il y a une incohérence : la présence de passages piétons classiques. Ça parasite la compréhension, par l'automobiliste mal informé, de la configuration des lieux ; certains se permettent même de houspiller les piétons "hors passage" alors que partout ils sont à leur place ! 
Par voie de conséquence, les piétons considérés comme "hors passage" se trouvent donc en danger puisque selon certains automobilistes de plus ou moins bonne foi, ils n'ont rien à faire sur la chaussée. 
Eh bien si ! Cette place leur appartient, tout comme aux cyclistes, aux motards ou aux automobilistes en ces lieux dits "de partage" où chacun doit pouvoir circuler en sécurité, en partageant l'espace, question de civisme !

Photo 2 : piste, passage et pièges pour piétons 

Photo 2 : même parasitage, mêmes incohérences avec la coexistence de cette piste encore visible (est-elle encore d'actualité ?), un passage piétons et un trottoir.
L'ancien trottoir, qui a donc survécu au nouvel aménagement, entretient ce flou sur la place des uns et des autres.
Enfin, les bornes basses (anciennes) en béton constituaient, et continuent de le faire, un sérieux danger pour les personnes en situation handicap visuel ainsi qu'aux distraits ! Elles devraient avoir disparu depuis longtemps, du moins sous cette forme, même si l'intention probable et louable était d'empêcher les voitures de stationner (même pour quelques minutes 😂)

6 juillet 2020

Communes du territoire LTC, Lannion, Trédrez-L : bilan de la semaine 27

Stationnements gênants et haies envahissantes sur tout le territoire de LTC :
Un courriel vient d'être envoyé aux 57 maires, leur suggérant d'intégrer un encart spécial dans chaque bulletin municipal.


Lannion : les nouvelles suggestions faites par l'asso en début de semaine sont "à l'étude".
Par ailleurs, des dossiers et plans de projets en cours ou à venir sont accessibles : "Allées vertes" (ici et ) et liaison du centre-ville au "plateau" 


Trédrez-L : rencontre très positive avec le maire ce lundi 6/07 en ce sens que chaque question obtient des réponses, un objet important pour ce type de rencontre. En attendant bien sûr la mise en œuvre. 
Les questions du jour portaient sur la "zone 30" du port (suggestion de marquage au sol), les haies de particuliers et le carrefour de Lann Kerallic qui devra semble-t-il attendre la réfection complète du haut du bourg, avec notamment un ralentisseur à ce niveau.   
Il n'y aura pas de commission extra-municipale permanente. En revanche, l'asso (et les habitants) sera invitée à s'exprimer sur des projets et ainsi que sur des problèmes concernant l'existant.  




3 juillet 2020

Ça se passe peut-être sous vos fenêtres

Ça se passe peut-être sous vos fenêtres, et pourtant vous ne l'aviez pas forcément vu.
Exemple concret :  
Une végétation rampante et plutôt agressive envahissait progressivement ce trottoir à Locquémeau. Et chacun s'en accommodait : il est vrai que ça ne présentait pas un réel danger pour les piétons, les uns marchant sur le bord, d'autres sur la végétation elle-même ou encore sur la chaussée relativement peu fréquentée.

Tous les piétons ? Non ! Pour l'usager en fauteuil ou guidé par un chien, ce trottoir était impraticable, dangereux et un piège qu'un chien-guide ne détecte pas. Mais cet usager est quasiment le seul à prendre conscience du risque de chute qu'il encourt.
Et là il ne s'agit pas d'un réel défaut d'entretien : cette situation n'était tout simplement pas connue, y compris de la majorité des usagers, d'où le rôle important que chacun peut jouer en partageant ce type d'information avec, dans ce cas précis, les services de la commune.
Ce qui fut fait hier après-midi : les travaux ont commencé dès ce vendredi matin, les circonstances étant propices. 


Ce soir, le trottoir est maintenant libre d'accès.


Nous faisons ici la preuve que pour un tel résultat il faut 2 conditions élémentaires : 
  1. Informer du problème identifié par les usagers
  2. Etre entendu  
Ici ce fut le cas, merci aux services techniques pour cette rapide intervention ; le dialogue a porté ses fruits. 
Et rien ne s'oppose a priori à ce qu'il en soit de même partout !
  

Une absence révélatrice ?

Le 1er ministre de l'époque, en 2009, publiait un décret relatif à la création d'un comité des usagers du réseau routier national.
L'article 2 du décret dresse une liste des membres de ce comité : bien sûr des représentants de l'Etat, mais aussi des associations. Jusque-là rien de choquant.

Rôle de ce comité ? Citons (art. 5) : "Le président du comité des usagers du réseau routier national établit chaque année une synthèse des avis et recommandations du comité qu'il transmet au ministre chargé de la voirie nationale et au ministre chargé de la consommation." 
Puisqu'il s'agit d'avis et de recommandations, il est surprenant que ni les piétons, ni les cyclistes ne soient représentés : même si certains axes leur sont interdits, ont-ils le droit de cheminer ou de pédaler en sécurité hors agglomération ? Le réseau national n'est pas composé que de 2 x 2 voies ou autoroutes interdites aux piétons et cyclistes : exemple breton avec la nationale 164 (Montauban de Bgne-Châteaulin) partiellement à 2 voies en 2020, quasi intégralement à 2 voies en 2009.
 
Sûr que ni les uns ni les autres n'émettront d'avis ou de recommandations sur des thèmes dont il a été décidé en 2009 qu'ils ne les concernaient pas... Or, outre la circulation sur les routes à 2 voies, ces recommandations pourraient par exemple être la création de passerelles ou souterrains en certains points selon les besoins, lors de la création de voies rapides ou autoroutières.

Si les déplacements doux commencent à être pleinement reconnus en agglomération, au-delà, il reste bien du chemin à parcourir sur les bas-côtés !

A noter qu'aucune association comme La Ligue Contre les Violences Routières n'est présente dans ce comité qui n'a pas pour seule mission de discuter des tarifs des péages.