Les Droits du piéton et les problèmes d'accessibilité, de facilité de circulation et de sécurité qu'il rencontre dans le Trégor en zones urbaines ou rurales (région de Lannion Côtes d'Armor)

27 novembre 2020

Evolution de la mortalité piétonne

Le graphique ci-dessous met clairement en évidence que l'automne et l'hiver sont les 6 mois les plus meurtriers pour les piétons, avec quelques variations selon les années. 

Les écarts peuvent aller du simple au double voire plus.


Les piétons représentent un pourcentage important des tués sur la route. Le nombre de cyclistes tués est en constante augmentation.

 

Sources : Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière

22 novembre 2020

Place aux Piétons

Place aux Piétons est le nom d'un nouveau collectif qui vient de se constituer autour de 3 associations : 60 Millions de Piétons, Rue de l'Avenir et la Fédération française de Randonnée.

Par un communiqué adressé aux associations un peu partout en France, nous sommes invités "à prendre la mesure de ce collectif national qui pourrait porter très haut la cause piétonne à l'échelon de l'Etat mais aussi au niveau local par la création de collectifs locaux construits sur les mêmes bases... Vous pouvez aussi être les acteurs d'un collectif."

Comme exemple pour situer son niveau d'intervention :

"À ce jour, le collectif a été reçu par le conseiller technique du ministre des transports, le
coordinateur interministériel du développement de l’usage du vélo et le maire adjoint à la
ville de Paris en charge des mobilités, M. David Belliard. Le collectif a eu à répondre à
plusieurs médias à la suite de son communiqué de presse de juin annonçant sa création."

Si ce collectif peut a priori sembler un peu loin du Trégor et de ses problématiques propres, il ne tient qu'aux associations locales de s'en inspirer pour faire avancer la cause du Piéton.

A quand un collectif "Place aux Piétons" dans le Trégor ? 

  

http://www.placeauxpietons.fr/shared/image.php?id=6&photo=1&size=800

 

 

17 novembre 2020

Gilet orange et sécurité : une question de choix ?

    C'est une mesure déjà en vigueur dans d'autres régions, destinée à protéger les usagers des transports scolaires : le port du gilet orange. En tant que responsable du service public de transport scolaire qu'elle met en place, LTC a décidé de rendre obligatoire (et gratuit) le port d'un gilet orange phosphorescent, homologué et parfaitement adapté aux risques encourus entre le domicile et l'arrêt de car. Cette initiative de LTC a évidemment pour but d'assurer une meilleure sécurité aux élèves, exposés aux risques d'accident toute l'année mais surmultipliés en automne et hiver.

    Cette disposition que tente d'imposer le transporteur, une large majorité d'élèves n'en veulent pas. Est-elle perçue comme une sorte de sanction ? C'est au moins une contrainte incomprise. Et face à une mesure pour leur sécurité, les intéressés se rebellent. Il est parfaitement compréhensible et naturel qu'à 14 ans on n'ait pas conscience des risques tant qu'on n'a pas été confronté à une triste réalité. Un peu comme certains de leurs aînés (un peu moins inconscients) qui pensent être à l'abri de la Covid : intouchables et peu importent les suites pour autrui et les services hospitaliers. 


    Mais ici la problématique n'est pas aussi individualiste, elle est essentiellement individuelle : je ne crains rien et ça ne nuit à personne (pas si sûr !). Sauf qu'il n'arrive pas qu'aux autres d'être soudainement fauchés par le véhicule d'un conducteur imprudent, aveuglé, ivre, drogué… au moment de la descente ordinaire du car ou exceptionnelle (mais pas si rare) lors d'une évacuation en cas d'accident, d'incendie ou tout simplement de panne nécessitant un transfert.

    Est-ce "encore une atteinte à la liberté" ? Dans ce cas les limitations de vitesse, l'obligation d'attacher sa ceinture, l'interdiction de fumer dans les transports et de jeter son mégot n'importe où, le port obligatoire du masque dans le domaine public etc. sont aussi des atteintes à la liberté individuelle. Il n'est d'ailleurs pas question de porter un uniforme scolaire !

    Autrement dit : j'ai le droit d'attraper la Covid (et de la propager) mais aussi le droit d'être projeté, désarticulé, par une voiture ou mieux, un 40 tonnes.

    A partir du moment où l'on vit en société, la liberté individuelle a des limites et les transports scolaires sont un parfait exemple de la vie sociale : quoi de plus social qu'un service à la population ? Et ce service a des règles réciproques à respecter, qu'on le veuille ou non : civilité, horaires, lieux d'embarquement et... sécurité. Il est grave de devoir menacer d'amende la famille d'un élève refusant un dispositif idoine pour sa propre sécurité.

    Cette sécurité progresse au fil des décennies, et chaque nouvelle disposition s'appuie sur des expertises indépendantes, faisant le choix d'épargner des vies au risque d'engendrer quelques "contrariétés".   

    Parions que le port des gilets orange sera nationalement obligatoire au prochain accident mortel à la descente d'un car. 

Dernier accident mortel d'un collégien : 2019, il avait 12 ans. 

Se présentent donc deux options, mais une seule case à cocher :


 

8 novembre 2020

Bilan d'une quinzaine... de 3 semaines

Trois demandes ont été adressées au Conseil Départemental :

Trébeurden/Ile-Grande : problème de végétation sur la D21. Il semble qu'une épareuse soit intervenue pour faciliter le passage des véhicules hauts qui étaient contraints de se déporter. La végétation appartenant à des particuliers, il était prévu qu'un courrier leur soit adressé par les services du CD pour supprimer tout obstacle. Si c'est bien le cas, les effets devraient être visibles dans quelques semaines. Le confinement aura peut-être quelques conséquences sur le calendrier...

Ploulec'h/Kerissy : un dossier concernant la D 38 a été transmis le 28 octobre avec 2 suggestions d'aménagement (30 km/h avec ralentisseur ou zone 30).


Rospez/La Ville Blanche : demande concernant la traversée dangereuse de la D 786 par des collégiens et lycéens, particulièrement en automne-hiver. Les arrêts de cars se trouvant de part et d'autre sont protégés, mais pas la traversée.       

Locquémeau : demande adressée hier à la mairie pour un problème de végétation (encore) qui recouvre et masque une voie piétonne, de surcroit un peu trop courte, dans une courbe avec une largeur de chaussée pour une seule voie.  

 

Tous ces problèmes ont été adressés à l'association par des usagers.